
La RE2020 introduit de nouveaux coefficients de conversion entre énergie finale et primaire, impactant l'évaluation énergétique des bâtiments.
Distinction entre énergie primaire totale et non renouvelable
Coefficients favorisant les énergies renouvelables et l'autoconsommation
Impact sur les choix énergétiques et les méthodes de calcul
Encouragement à l'innovation et à la réduction des énergies fossiles
Perspectives d'évolution future des coefficients
Nous sommes constamment confrontés à des défis énergétiques dans le domaine de la construction. La Réglementation Environnementale 2020 (RE2020) apporte des changements significatifs dans la manière dont nous évaluons l'efficacité énergétique des bâtiments. En tant que rédactrice technique passionnée par la vulgarisation des réglementations environnementales, je souhaite vous éclairer sur un aspect essentiel de cette norme : la conversion de l'énergie finale vers l'énergie primaire.
Avant d'aborder les coefficients de conversion, il est essentiel de bien saisir la différence entre énergie finale et énergie primaire. L'énergie finale représente la quantité d'énergie directement consommée par l'utilisateur dans un bâtiment. Elle se mesure en kilowattheures d'énergie finale (kWhEF). En revanche, l'énergie primaire englobe toute l'énergie nécessaire pour produire cette énergie finale, incluant les pertes liées à la production, au transport et au stockage.
Pour illustrer cette différence, prenons l'exemple de l'électricité :
Énergie finale : l'électricité que nous utilisons dans nos prises
Énergie primaire : l'énergie totale nécessaire pour produire cette électricité, y compris les pertes dans les centrales et les réseaux de distribution
La RE2020 introduit une nouvelle approche pour évaluer l'impact énergétique réel des bâtiments, en distinguant l'énergie primaire totale de l'énergie primaire non renouvelable.

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La RE2020 apporte des modifications significatives aux conventions de transformation utilisées dans la précédente réglementation thermique (RT 2012). Nous distinguons désormais deux catégories de coefficients de conversion :
Le coefficient de conversion en énergie primaire totale (Coef EP)
Le coefficient de conversion en énergie primaire non renouvelable (Coef EPnr)
Ces coefficients varient selon le type d'énergie importée par le bâtiment. Voici un tableau récapitulatif des principaux coefficients :
| Type d'énergie | Coef EP | Coef EPnr |
|---|---|---|
| Électricité | 2,3 | 2,3 |
| Bois | 1 | 0 |
| Réseau de chaleur urbain | 1 | 1 - %EnR&R |
| Réseau de froid urbain | 1 | 1 |
| Autres énergies non renouvelables | 1 | 1 |
| Énergies renouvelables captées sur site | 0 | 0 |
Ces coefficients reflètent la volonté de la RE2020 de favoriser l'utilisation d'énergies renouvelables et de valoriser l'autoconsommation énergétique des bâtiments.

L'application de ces nouveaux coefficients a des répercussions notables sur la façon dont nous évaluons la performance énergétique des bâtiments. Par exemple, l'énergie bois est considérée comme 100% renouvelable, ce qui se traduit par un coefficient de conversion en énergie primaire non renouvelable égal à 0. Cette approche encourage l'utilisation de cette ressource dans la construction.
Pour les réseaux de chaleur urbains, le coefficient Coef EPnr varie en fonction du mix énergétique du réseau. Plus la part d'énergies renouvelables ou de récupération est importante, plus le coefficient sera faible, incitant de manière similaire les collectivités à verdir leurs réseaux de chaleur.
Nous constatons également que les énergies renouvelables captées sur le bâtiment ou la parcelle ne sont pas comptabilisées dans le calcul des consommations. La RE2020 prend en compte l'autoconsommation, couvrant effectivement une partie des besoins énergétiques. Le calcul des consommations s'effectue uniquement sur les vecteurs énergétiques utilisés pour couvrir les besoins restants après autoconsommation.
En tant que spécialiste du génie civil, je suis particulièrement attentive à ces évolutions qui impactent directement la conception et l'évaluation des projets de construction.

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Ces nouveaux coefficients de conversion ont des implications concrètes pour nous, professionnels du bâtiment. Nous devons adapter nos pratiques de conception et de calcul pour répondre aux exigences de la RE2020. Voici quelques points clés à retenir :
Favoriser les énergies renouvelables : Les coefficients incitent clairement à l'utilisation d'énergies renouvelables, en particulier celles captées sur site.
Optimiser l'autoconsommation : La prise en compte de l'autoconsommation encourage l'intégration de systèmes de production d'énergie renouvelable dans les bâtiments.
Réévaluer les choix énergétiques : Les coefficients peuvent influencer le choix des sources d'énergie dans un projet, favorisant par exemple le bois ou les réseaux de chaleur à forte proportion d'énergies renouvelables.
Adapter les calculs de performance : Les bureaux d'études doivent ajuster leurs méthodes de calcul pour intégrer ces nouveaux coefficients dans l'évaluation de la performance énergétique des bâtiments.
En 2025, nous observons déjà l'impact de ces changements sur le secteur de la construction. Les projets intègrent de plus en plus de solutions innovantes pour maximiser l'utilisation d'énergies renouvelables et réduire la dépendance aux énergies fossiles.
La mise en place de ces nouveaux coefficients de conversion marque une étape importante dans l'évolution de la réglementation énergétique des bâtiments. Toutefois, le secteur de l'énergie est en constante mutation, et nous pouvons anticiper de futures évolutions :
Affinement des coefficients : À mesure que les technologies évoluent, les coefficients pourraient être ajustés pour refléter plus précisément l'efficacité des différentes sources d'énergie.
Intégration de nouvelles sources d'énergie : L'émergence de nouvelles technologies énergétiques pourrait conduire à l'introduction de nouveaux coefficients.
Harmonisation européenne : Une tendance vers une uniformisation des méthodes de calcul au niveau européen pourrait influencer l'évolution future de ces coefficients.
Prise en compte du stockage énergétique : L'importance croissante du stockage d'énergie pourrait conduire à l'intégration de facteurs liés à cette technologie dans les calculs.
En tant que professionnels du bâtiment, nous devons rester à l'affût de ces évolutions potentielles pour adapter nos pratiques et continuer à concevoir des bâtiments toujours plus performants et respectueux de l'environnement.

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La RE2020 introduit deux types de coefficients :
Le coefficient d’énergie primaire totale (Coef EP), qui inclut toutes les énergies utilisées pour produire et transporter l’énergie finale.
Le coefficient d’énergie primaire non renouvelable (Coef EPnr), qui exclut les énergies renouvelables pour mieux refléter l’impact des énergies fossiles.
Par exemple, le bois bénéficie d’un Coef EPnr de 0, tandis que l’électricité a un Coef EP et EPnr de 2,3.
Les coefficients influencent les performances énergétiques réglementaires d’un bâtiment. En valorisant les énergies renouvelables :
Le chauffage au bois ou par réseau de chaleur alimenté en énergies renouvelables est avantagé.
L’électricité est légèrement pénalisée (malgré un abaissement du coefficient de 2,58 à 2,3 par rapport à la RT2012).
L’autoconsommation solaire est fortement encouragée puisque l’énergie produite et consommée sur place a un coefficient de 0.
Ce changement impacte directement le choix des équipements et peut influencer votre facture énergétique sur le long terme.
Les principaux défis concernent l’adaptation des méthodes de construction aux nouvelles normes, notamment :
Privilégier les énergies renouvelables (pompe à chaleur, bois, solaire thermique).
Optimiser l’isolation et la ventilation pour limiter les besoins en chauffage et en climatisation.
Évaluer l’impact carbone du bâtiment sur son cycle de vie pour anticiper les exigences futures.
L’anticipation de ces changements peut permettre d’optimiser vos coûts et d’améliorer la valeur immobilière de votre projet.
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